La morale
Ce dossier a été réalisé
pas François Jourde, L'essentiel La morale répond à la question
" Que dois-je faire ? ". Elle est l’obligation,
librement voulue, de conformer notre conduite à certaines valeurs
(le bien : ce qu’on doit faire ; le mal :
ce qu’on ne doit pas faire). Elle rassemble les devoirs
(obligations et interdits) que nous nous imposons à nous-mêmes,
dans la liberté de notre for intérieur, — cela même
parfois contre notre égoïsme ou nos inclinations premières.
La moralité a pour mobile le respect
du devoir et de certaines valeurs reconnues absolues ou universelles :
la morale suppose donc d’être suivie pour elle-même, c’est-à-dire
sans espoir d’une récompense ou sans crainte d’une sanction. La
morale ne répond pas à la question " Que m’est-il
permis d’espérer ? " (c’est là l’objet de
la religion). Que doit-on faire ? Par-delà les diverses obligations imposées par notre surmoi social, la morale se pose, dans l’intimité de la conscience, la question de ce qui est dû à autrui. La morale implique un sentiment d’humanité, c’est-à-dire la reconnaissance de la valeur absolue d’autrui, et de l’obligation de préserver l’intégrité de son existence : en ce sens, la morale se préoccupe d’abord des plus faibles. Le problème du fondement de
la morale consistera à se demander s’il existe une morale
absolue, c’est-à-dire valant en elle-même parce qu’étant
justifiée en droit, et permettant à ce titre de juger les
autres " morales " collectives, ou si, au contraire,
toute morale est relative, c’est-à-dire issue d’une histoire
particulière et ne valant que par notre désir. Pour une vue synthétique des rapport
entre morale, politique et droit, voir
ce schéma. Au sommaire de ce dossier : L'essentiel Citations |